Résumé : ECOUTE ET MANGE de Louise Bourbeau

Résumé : ECOUTE ET MANGE de Louise Bourbeau

 

Unknown

 

 

il existe cinq blessures fondamentales : le rejet, l’injustice, la trahison, l’humiliation et l’abandon. Ces blessures sont toutes réveillées dans une moindre mesure dès la naissance par nos parents ainsi que tous ceux qui en tiennent le rôle, et ce durant les sept premières années de notre vie. Par la suite, chaque fois qu’une blessure est activée par qui que ce soit, ce n’est qu’une répétition de ce qui s’est déjà passé auparavant, mais dont nous ne sommes pas conscients.

Chacun d’entre nous porte en lui un peu des cinq blessures, cependant, en général, l’une d’entre elles prédomine. Il est aisé de reconnaître la blessure fondamentale d’un être humain en observant son comportement et le type de contrôle qu’il exerce. Plutôt perfectionniste pour l’injustice, plutôt rigide pour la trahison.

L’exercice de ce contrôle se fait dans tous les domaines de la vie : travail, habillement, relations personnelles… alimentation. Vos blessures émotionnelles vous empêchent de bien vous nourrir. Tant que vous n’aimerez et n’accepterez pas votre corps physique, dans ce que vous êtes à chaque instant, votre alimentation ne pourra être saine. Ce livre a été conçu spécialement pour vous aider à renouer avec votre corps et son intelligence. S’adressant directement au lecteur via le tutoiement, Lise Bourbeau nous met face à ce que nous avons essayé jusque-là de ne pas voir : le degré de contrôle du mental sur notre corps et notre vie, le mental ayant été façonné par les expériences heureuses (et douloureuses) vécues depuis le milieu intra-utérin. Face à nous-mêmes, nous n’avons désormais d’autre choix que d’ouvrir les yeux et de nous libérer de l’emprise néfaste de nos blessures émotionnelles.

La personne souffrant de la blessure du REJET nie fréquemment les propos qu’elle entend, et se sent souvent honteuse d’être ce qu’elle est.

La personne souffrant de la blessure d’ABANDON joue à la victime pour que l’on s’occupe d’elle, vit perpétuellement dans la peur qu’un de ses proches ne décède ou ne l’ « abandonne ».

La personne souffrant de la blessure d’HUMILIATION se rabaisse en permanence, est dégoûtée d’elle-même et se refuse le droit au plaisir.

La personne souffrant de la blessure de TRAHISON veut toujours tout contrôler, ne fait pas confiance aux autres.

La personne souffrant de la blessure d’INJUSTICE a du mal à exprimer ses sentiments, vit dans la colère, veut toujours avoir raison et ne se donne pas le droit à l’erreur.

Ce n’est pas ce que fait une autre personne qui est la cause de notre souffrance, mais notre réaction influencée par l’une de nos blessures qui nous fait souffrir.

Parce que la mère correspond dans l’inconscient collectif à l’image de la Terre nourricière, le comportement et l’attitude intérieure de la mère face à l’alimentation sont déterminants dans le comportement et l’attitude que l’enfant aura face à l’alimentation.

Le physique est toujours un reflet de ce qui se passe au-delà de l’enveloppe corporelle. Les problèmes physiques ne sont que des expressions de ton être, qui veut attirer ton attention sur des attitudes bénéfiques qui ne sont plus bénéfiques pour toi. Ton Dieu intérieur cherche à te dire, par ces malaises, qu’il est grand temps que tu apprennes à t’aimer davantage (cf. Aime-toi ! du même auteur).

La personne souffrant de la blessure du REJET a tendance à avoir l’appétit coupé, à fuir en ingurgitant de l’alcool, de la drogue, du sucre ou des épices. Comme elle mange très peu, elle a tendance à ne pas prendre de poids.

La personne souffrant de la blessure d’ABANDON, à l’inverse, compense le manque affectif qu’elle ressent en absorbant beaucoup de nourriture. Bien qu’elle mange beaucoup, elle a l’impression de n’en avoir jamais assez et ainsi prend très peu de poids.

La personne souffrant de la blessure d’HUMILIATION est dégoûtée d’elle-même. Ainsi, elle se refuse le droit au plaisir de manger et en est frustrée, ce qu’elle compense en mangeant de temps en temps de manière excessive des aliments en général gras, accentuant son dégoût d’elle-même. Le dégoût de soi et la culpabilité ressenties par le fait de manger est un facteur majeur de prise de poids chez ces personnes.

La personne souffrant de la blessure de TRAHISON contrôle son alimentation de manière rigide. Ainsi, elle a tendance par exemple à rajouter du sel (à mettre son grain de sel) avant même d’avoir goûté son plat. Comme ce type de personne vit beaucoup de colère, elle a tendance à mordre dans la nourriture de manière agressive. Elle va être portée à manger des aliments interdits et à perdre le contrôle de temps en temps, ce qui va l’amener à culpabiliser et à prendre du poids.

La personne souffrant de la blessure d’INJUSTICE essaie de se contrôler et se persuade qu’elle ne mange JAMAIS de dessert ou ne boit PLUS d’alcool, ces superlatifs étant en général une manière de se voiler la face sur la réalité des choses, pour maintenir une illusion de contrôle. Elle ne s’autorise aucun excès, se met régulièrement à la diète et se pèse très régulièrement. Elle a tendance à ne pas prendre de poids car cela serait insupportable pour elle.

Ton corps a besoin d’eau, de lipides, de protéines, de glucides, de vitamines et de minéraux. En observant la façon dont tu t’alimentes, tu pourras ainsi déterminer tes besoins fondamentaux.

Par exemple, une personne qui mange beaucoup d’aliments croquants révèle une exigence extrême envers elle-même, une impression que la vie est nécessairement dure, difficile. Par contre, sentir le besoin de se nourrir de sucre en excès manque de douceur dans la vie et la recherche ainsi dans l’alimentation.

Pour savoir si tu as écouté ton besoin, il est important de t’être demandé au préalable si tu avais faim pour du chaud ou du froid, du dur ou du mou, ou du sucré ou non sucré.

Il existe six motivations autres que l’écoute de nos besoins qui nous poussent à manger. De plus, lorsque tu as vraiment faim, il est aussi possible que le choix de tes aliments soit motivé par l’une de ces six motivations artificielles. Les voici :

- Par principe. Par exemple, par peur de déplaire ou de gaspiller. Cela signifie que tu te laisses trop contrôler par tes croyances, tes habitudes qui te viennent pour la plupart de tes éducateurs. Tu es dirigé par son passé, en somme.

- Par habitude. Par exemple, toujours aux mêmes heures, souvent le même type d’aliment. L’explication est similaire à celle donnée pour « manger par principe ».

- Par émotion. Par exemple, lorsqu’on éprouve de la colère ou de la tristesse. Tu ne te laisses pas le droit d’exprimer ses émotions la plupart du temps, et donc elles ressortent dans ton alimentation.

- Par gourmandise. Par exemple, lorsque tu manges parce que tu as vu un aliment que tu adores alors que tu n’as pas faim. Ton bonheur dépend du bonheur des autres, ce qui crée un état de manque que tu tentes de combler via la nourriture, au lieu d’apprendre à remplir ton coeur en répondant à tes vrais besoins.

- Par besoin de récompense. Par exemple, quand tu te sens frustré ou après l’accomplissement d’une lourde tâche. Cela sous-entend que tu es perfectionniste et que tu ne t’autorises à avoir de récompense qu’après avoir accompli quelque chose de notable.

- Par paresse. Par exemple, choisir de ne pas manger par flegme de préparer, ou choisir un aliment parce qu’il ne demande pas de préparation. Cela signifie que tu es dépendant des autres, que tu ne crois pas suffisamment en ta valeur personnelle pour écouter tes vrais besoins.

Nous attirons les personnes et les situations dont notre âme a besoin, afin d’apprendre l’amour véritable et l’acceptation inconditionnelle.

Lorsque tu transformeras ton attitude intérieure et que tu commenceras à t’aimer davantage, je peux t’assurer que ton corps le sentira et se dirigera tout doucement vers son poids naturel, lequel varie en plus ou moins selon les individus.

La plupart de tes comportements résultent de croyances anciennes, parfois dépassées. Tout ce que tu as à te demander, c’est si les croyances que tu entretiens te rendent heureux ou non et t’apportent les résultats désirés. Nos façons de penser, nos actions et nos réactions sont pour la plupart des automatismes. Si nous voulons un jour être maîtres de notre vie, de nos pensées et de nos actions, il nous faut commencer par accepter nos comportements actuels, et le fait que pour le moment ce n’est pas nous qui dirigeons notre vie.

Le seul moyen pour parvenir à transformer un comportement est l’acceptation. C’est-à-dire se donner le droit d’avoir des limites, au lieu de s’accuser ou de se faire la morale et engendrer des promesses irréalistes. Plus on accepte, on lâche prise, plus ça change. Plus on veut contrôler, moins ça change.

Les réactions de rejet que nous avons face à certains aliments peuvent être révélatrices d’événements difficiles vécus plus tôt dans la vie. L’incapacité à digérer (ou intolérance alimentaire) certains aliments peut refléter notre incapacité à digérer quelque chose dans notre passé. Par exemple, une dame ne parvenait pas à digérer les concombres, jusqu’à ce qu’elle fasse remonter à la surface un abus sexuel subi enfant.

Une allergie alimentaire consiste en une sensibilité provoquée par une réaction du système immunitaire à une protéine particulière se trouvant dans un aliment, pouvant entraîner par exemple problèmes respiratoires ou affections cutanées.

On retrouve toujours un lien entre ce qui se passe au plan physique et les autres plans.

Nos croyances influencent notre façon de nous alimenter, et vice versa, notre alimentation influence nos croyances et nos comportements. Une alimentation industrielle, riche en oméga-6 et à base de viande d’animaux ayant vécu dans la peur, le stress, la colère, ne peut que nous alourdir. Par contre, une alimentation biologique, naturelle (et non normale !) à base d’oméga-3, d’animaux élevés dans des conditions saines contribuera à assainir nos pensées.

D’autre part, vivant nous-mêmes dans une société de stress et de vitesse, il est important d’évacuer les toxines générées par le stress et accumulées dans le corps par la pratique régulière d’une activité physique. Prends aussi le temps de respirer, de prendre conscience de ta respiration, plusieurs fois par jour.

Chaque fois que tu ingères de la nourriture, visualise cet aliment baignant dans la lumière. Cela aide à dynamiser tout ce que tu ingères. Entoure tes aliments de lumière tout en disant à ton corps d’absorber seulement ce qui est bon dans ce que tu ingères et d’éliminer au plus vite ce qui n’est pas bénéfique pour toi. Remercie toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de cet aliment, à partir de la semence jusqu’à la préparation. Toute reconnaissance énergise la personne reconnue ainsi que la personne reconnaissante. Souviens-toi que tu reçois de l’amour de la part des autres au même degré que celui que tu te donnes.

Ecouter son corps, c’est se servir de notre corps physique pour devenir conscient de ce qui se passe à l’intérieur de nous. Ecouter ses besoins, c’est savoir ce que nos trois corps (physique, émotionnel et mental) ont vraiment besoin.

La plupart des troubles alimentaires sont reliés à une relation non saine avec notre mère, que nous la rejetions (anorexie), que nous ayons l’impression de ne pas obtenir d’elle ce que nous attendons (hyperphagie) ou que nous soyons dans un sentiment ambivalent, une envie à la fois d’accepter et de rejeter notre mère (boulimie). La prise de conscience de ce phénomène est un premier pas qui nous mène vers le chemin du pardon et de l’acceptation réelle. Le pardon est le moyen par excellence pour arriver à la guérison autant physique qu’émotionnelle et mentale.

Il n’y a pas d’erreurs dans la vie, il n’y a que des expériences qui nous aident à développer notre discernement.

On sait qu’on s’accepte et s’aime véritablement quand on ne porte aucun jugement sur le choix de notre attitude intérieure et le choix de nos comportements. T’accepter dans le cadre de l’alimentation signifie te donner le droit, t’autoriser, t’observer à certains moments, ne pas agir en fonction de ce que tu veux être à cause d’une de tes blessures.

Je ne peux arriver à être ce que je veux être avant d’avoir accepté d’être ce que je ne veux pas être (cf. Amour Amour Amour)

La première étape dans le processus de changement et d’écoute de ton corps est de devenir conscient de ce que tu vis. Au cours de la journée, à l’occasion d’un événement particulier, note tes émotions, tes pensées et essaie de faire le lien avec une blessure cachée.

Si vous éprouvez de la culpabilité par rapport à votre façon de manger, reconnaissez-le. Tant et aussi longtemps que nous refusons de découvrir et de sentir ce que nous vivons, la même situation se répète sans cesse. Aussitôt que tu deviens conscient de te sentir coupable, l’étape suivante est de vérifier quelles sont les peurs qui t’assaillent dans cette situation.

Notez les peurs sous-jacentes à votre façon de vous alimenter. Tout le monde a des peurs, sans exception. Notre raison d’être sur cette terre n’est pas de ne plus avoir de peurs ou de les ignorer, mais bien d’être capables de nous donner le droit d’en avoir, sans se juger ou se critiquer d’être faibles.

La responsabilité, c’est savoir que nous sommes toujours en train de créer notre vie grâce à nos choix, nos décisions, incluant nos réactions. C’est aussi savoir et reconnaître que les autres créent leur vie en fonction de leurs choix, leurs décisions, incluant leurs réactions.

Le moyen par excellence pour reconnaître si tu es vraiment responsable est d’observer ta capacité à assumer toutes les conséquences de tes décisions, tes actions et tes réactions, sans blâmer les autres, ainsi qu’être capable de laisser les autres assumer les conséquences de leurs choix et leurs créations sans te blâmer.

L’étape suivante consiste à faire le lien avec tes parents ou les personnes qui ont eu une grande influence au plan de l’éducation. Lorsque tu critiques une autre personne, tu peux faire le lien avec ton parent du même sexe que cette personne. Si la critique est dirigée envers quelqu’un dans le domaine professionnel, tu peux faire le lien avec toute personne de ce sexe qui t’enseignait pendant l’enfance ou l’adolescence.

Cette étape devrait t’aider à ouvrir ton coeur et à développer de la compassion envers ce parent et envers toi-même.

Le fait de vérifier ta capacité à respecter les besoins des autres est un facteur important pour devenir conscient de ta capacité à respecter tes propres besoins, ceux de tes corps physique, émotionnel et mental.

Le corps physique a des besoins de base : nourriture, sommeil, etc…

Ton corps émotionnel demande à ce que tu comptes tes bénédictions tous les jours, que tu te remercies ainsi que les autres et que tu gratifies la Vie pour tout ce que cette journée t’a apporté.

Enfin, ton corps mental a besoin de se nourrir de connaissances additionnelles pour stimuler le cerveau, de vivre de nouvelles expériences pour apprendre et demeurer alerte.

Le fait de te prendre en main maintenant, de t’aimer assez pour écouter tes besoins s’avère le moyen par excellence pour éviter dans le futur de nombreux problèmes physiques.

Je fais toujours de mon possible et j’accepte qu’il est impossible de toujours faire à la perfection. Merci mon corps pour ce que tu m’as aidé à découvrir aujourd’hui. Je me connais un peu plus chaque jour et je m’accepte ainsi. Plus je m’aime, plus je reçois d’amour des autres et plus il m’est facile d’en donner aux autres.